Les policiers d’Alliance reçus par Valérie Hatsch : « La préfète instaure un vrai dialogue social »

La délégation syndicale d’Alliance Police nationale est ressortie sereine d’un entretien avec la préfète qui leur a offert « la satisfaction d’avoir été écoutés » lors d’un « échange constructif avec un vrai dialogue social ».

La délégation du syndicat policier Alliance est ressortie de la préfecture, lundi, avec la satisfaction d’avoir été écoutée. Au terme d’une audience de deux heures accordée par la préfète Valérie Hatsch, le secrétaire régional Occitanie du syndicat, Philippe Lavenu, dit avoir « apprécié cet échange constructif avec un vrai dialogue social, ce qui n'est pas habituel sur ce département ». Pour le secrétaire départemental Stéphane Cellier, « nous sommes satisfaits d'avoir échangé avec une Préfète attentive aux problèmes et intéressée par nos projets ».

Cette réunion, que le syndicat avait sollicitée de longue date, mais qui avait été reportée sur fond de crise Covid, était destinée à aborder avec l’autorité préfectorale différents sujets locaux, régionaux et nationaux. Stéphane Cellier spécifiait d’ailleurs juste avant la réunion : « Nous sommes avant tout une force de proposition ».

D’ailleurs Philippe Lavenu soulignait le contexte : « on se félicite de l’attribution au commissariat de Mende d’effectifs supplémentaires ». Plus 10 % en personnels, avec 6 policiers et 5 adjoints de sécurité… « c’est une évolution significative dont on se réjouit. Ici, on a rétabli ce qui devait l’être et c’est une situation assez rare en France », ont souligné en chœur les membres du bureau, insistant cependant sur la fragilité du nouvel équilibre.

Un Stand de tir à Mende

Ce dossier qui tient à cœur au secrétaire départemental du syndicat policier « un an de travail avec les acteurs d’un territoire, que l’on aimerai voir aboutir rapidement. il n’est plus possible d’envoyer les policiers s’entraîner hors département ». Il explique que la décision relève du Secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Intérieur (SGAMI), mais que la préfète est « la pierre angulaire qui peut nous permettre d’obtenir des réponses concrètes qui pourraient accélérer le processus ».

Quels locaux pour le renseignement ?

Selon Alliance PN, le service des renseignements territoriaux (RT) est à l’étroit dans ses murs de la rue des Écoles, et par conséquent, tout le commissariat connaît le même problème… « si les RT vont être en effectifs confortables, les locaux seront encore plus exigus. Des solutions existent, on veut du concret ». Côté aménagement immobilier, les syndicalistes souhaiteraient également que les policiers disposent d’une salle de repos plus adaptée, « c’est indispensable pour soutenir les conditions de travail ».

Soutien de voie publique

Stéphane Cellier a présenté l’idée à la préfète : « Alliance va demander la création d’un groupe de soutien de voie publique ». Philippe Lavenu précise : « évidemment, cela ne se fera pas au détriment des brigades ni du service général ». L’idée est de créer un groupe ayant pour vocation de faire du maintien de l’ordre et mobilisable en soutien sur les manifestations ou en matière d’anticriminalité ou de tuerie de masse. « En zone police les faits de délinquance augmentent et la délinquance elle-même évolue », explique-t-on à Alliance PN en citant par l’exemple le 18 juin au soir ce délinquant qui a brandi une arme en centre-ville, ce jour de juillet où l’on a découvert des pistolets 9 mm dans la boîte à gants d’autres délinquants et tout récemment, vendredi, l’individu qui a fui en fonçant en camionnette sur un policier municipal ou encore cette dame qui a pris des plombs dans le bras en se promenant en bord de Lot. « Mende n’est plus un sanctuaire » explique Stéphane Cellier. Pour Philippe Lavenu, « l’idée est de s’adapter à l’évolution de la société, de la délinquance. Lors des contrôles, que ce soit en zone rurale ou urbaine, on ne sait pas sur qui on tombe, des délinquants, des désaxés qui n’hésitent pas »… Ce groupe permettrait également « de montrer à la délinquance locale qu’il n’existe pas de zones de non-droit » !

Travailler rapidement et efficacement

« Ce que je crains, c’est un éventuel retour du Covid », explique Philippe Lavenu. « On ne veut pas que l’histoire se répète, mais que l’on puisse travailler efficacement avec la DDSP et la préfecture pour la sécurité des collègues ». Et il ajoute : « petite précision : nous avions demandé audience à la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP) au préalable de notre réunion en préfecture. Mais si elle a répondu positivement au responsable régional que je suis, elle n’a pas souhaité recevoir le secrétaire départemental. Mais ça n’est pas à elle de choisir ses interlocuteurs, ce sont des élus. Cette situation est regrettable. Si nous n’arrivons pas à rétablir le dialogue, nous nous adresserons au représentant zonal. Nous avons déjà commencé à travailler avec le coordinateur ».

retiens la nuit…

Les “nuiteux”, les fonctionnaires qui assurent cette dure mission de sécurité de nuit sont « au cœur de nos préoccupations », précisent les syndicalistes d’Alliance. Philippe Lavenu souligne : « je viens apporter le soutien d’Alliance aux collègues nuiteux même si Emmanuel Macron leur a promis son aide. C’est un premier pas, mais il faut qu’on progresse »… car il faut comprendre que la rémunération des “nuiteux” n’a pas été réévaluée depuis le 10 mai 1961. Elle est toujours fixée à 97 centimes de l’heure. « Maintenant, on attend de connaître les modalités de distribution de l’aide promise par le Président ». Et les membres du bureau de reprendre en chœur : « il faut savoir si cela correspondra aux demandes. La nuit, c’est un univers plus compliqué, plus difficile. d’ailleurs, on demande également un accompagnement social et médical… c’est pourquoi, contrairement à d’autres organisations syndicales, on ne crie pas tout de suite “victoire” dès l’annonce de l’attribution de 10 M€ ».

Convaincus de la justesse de leurs combats, à la sortie de la préfecture, les syndicalistes d’Alliance PN devaient conclure en préparant la rentrée prochaine : « dès septembre, le bureau départemental d’Alliance ira solliciter le maire de Mende et les grands électeurs sur tous ces sujets ». 

Commentaires (1)

  • lelozerienmasque

    c'est plus un article, c'est une tribune... qu'est-ce qui vaut ce traitement de faveur à Alliance ?

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