Premier mai : si le combat social est confiné, la tradition pas tout à fait…

1er mai pluvieux, 1er mai heureux ? Pas sûr, cette année. Pour autant, l’intersyndicale a voulu symboliquement montrer que la marche du monde ne s’arrête pas à la pandémie…

Responsabilité citoyenne oblige, cette année, il n’y aura pas de manifestation du 1er mai. En revanche, les revendications et les luttes syndicales demeurent.

Pour que vive l’esprit des Premiers Mai, l’intersyndicale a planté le décor avec une banderole au Rond-Point de Ramilles.

Cette démarche toute symbolique où les représentants syndicaux avancent masqués (pas pour l’anonymat on l’a bien compris) s’accompagne d’une déclaration commune que voici :

Cette année, pour cause de confinement, les sections syndicales départementales CGT, FSU, Solidaires et UNSA ne peuvent appeler à la manifestation départementale mendoise du 1er mai. Cependant, elles tiennent à réaffirmer que la journée internationale de lutte des travailleurs, travailleuses, reste, malgré la pandémie, un moment important pour porter des revendications essentielles. En Lozère, comme ailleurs, le confinement met en valeur de nombreuses professions qui font fonctionner notre société et permettent à chacun de continuer à vivre. Certaines sont mises en avant pour le dévouement sans limite qu’elles peuvent mettre en pratique pour lutter contre la pandémie malgré les revendications, anciennes et ignorées jusqu’alors, qu’elles ont pu faire valoir. D’autres, nombreuses, restent invisibles, et avec elles leurs conditions de travail dégradées et leurs trop faibles rémunérations contre lesquelles nous luttons collectivement au quotidien. L’efficacité et la vertu des services publics dans la lutte contre cette crise sont encore démontrées. Dans la construction du "monde d’après", il faudra s’en souvenir et arrêter de les affaiblir. Il faudra les développer et les renforcer au plus près des besoins des populations. Dans l’objectif d’assurer un haut niveau sanitaire pour toutes et tous, la mise à mal du service public hospitalier doit cesser pour ne pas avoir à revivre les tensions actuelles et pour pouvoir assurer la santé pour tous avant tout. Dans un contexte de dialogue social de façade imposé par nos gouvernants, nous poursuivrons sans relâche nos combats pour l’emploi, la justice sociale et pour un modèle de développement respectueux de l’environnement et des femmes et des hommes au travail.

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