Plan de soutien économique : les commerçants demandent le principe « Zéro recette zéro dépense »

Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France (CDF) salue le Plan de soutien économique et demande le principe de « Zéro recette zéro dépense » pour soutenir la reprise des commerces

Depuis l’annonce brutale par le Premier Ministre samedi 14 mars de la fermeture de tous les commerces « non essentiels », la CDF avec 450 000 commerçants indépendants qu’elle représente au travers de ses 19 fédérations et membres associés, va se mobiliser, relayer, soutenir les entreprises pendant cette redoutable crise sanitaire avec l’objectif de neutralisation de l’activité marchande.

Le Ministre de l’économique Bruno LE MAIRE, en présence de la Ministre du Travail PENICAUD, le Ministre de l’action et des comptes publics DARMANIN, le Ministre de l’Agriculture GUILLAUME, la Ministre des sports MARACINEANU, la Secrétaire d’Etat PANNIER-RUNACHER et le Secrétaire d’Etat en charge du tourisme LEMOYNE, ont organisé en début de semaine une conférence téléphonique, complété par une réunion avec la Secrétaire d’Etat PANNIER-RUNACHER.

Le Président PALOMBI salue les mesures annoncées et s’en félicite, dans le cadre du Plan de soutien économique, et notamment les points suivants :

- La mise en place du fonds de solidarité abondé par l’Etat, les Régions et toute grande entreprise qui le souhaiterait, qui assure le versement d’un montant forfaitaire de 1500 euros sur simple déclaration du chef d’entreprise (les modalités de demande vont suivre le 17 mars), jusqu’à la fin de la crise, qui concerne les entreprises de moins de 1 million d’euros de chiffres d’affaires, fermetures ou baisse de chiffres d’affaires d’au moins 70 % du chiffre d’affaires ;

- L’étalement des charges sociales et fiscales sur simple demande, sans pénalité. Le dégrèvement pourra s’envisager au cas par cas ;

- Un moratoire avec 6 mois de franchise concernant les crédits alloués aux entreprises, sans frais et un report de 6 mois pour les prêts en cours ;

- Le non-prélèvement de cotisations pour les travailleurs indépendants au 20 mars ;

- Le chômage partiel à mettre en place avec le remboursement intégral pour les entreprises (date de prise en compte au moment de la demande et non pas la date de traitement par l’administration) ;

- Le maintien des marchés de plein air ;

- Des actions envers les fournisseurs (échéances).

Le Ministre a également demandé un meilleur accompagnement par les assurances avec la prise en compte de la perte d’exploitation et auprès des bailleurs pour agir sur les loyers (report, abattement de 50 % momentané). 

La CDF demande par ailleurs que ces mesures soient validées rapidement et diffusées le plus largement possible médiatiquement (clip télévisé, radio), pour être connues de toutes et tous, si possible avec un numéro unique.

Nous préconisons également la mise en place d’une cellule psychologique pour ces chefs d’entreprise qui sont extrêmement fragilisés, abattus. Cette mesure a déjà mise en oeuvre à Paris.

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