Covid-19 : la guerre a commencé !

« nous sommes en guerre »… pour la seconde fois en moins d'une semaine, le président s'est adressé aux français avec des phrases qui raisonnent comme un électrochoc, dans l'espoir que le pays prennent la mesure de la bataille sanitaire qui l'attend… explication

6 600 Français contaminés, 148 morts et plus de 400 personnes placées en réanimation, la France se prépare à un confinement d’au moins 15 jours pour juguler l’épidémie… C'est dans ce contexte que le président de la République a pris de nouveau la parole au 20h, s'adressant à la nation comme un chef de guerre à l'aube d'une bataille. « Une guerre sanitaire certes, mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable », a-t-il martelé face à l'indiscipline de certains Français rétifs aux mesures prises pour lutter contre le coronavirus au lendemain d'une élection marquée par un fort taux d'abstention. Sans detour, il a frappé fort en annonçant que tous les Français devront rester confinés chez eux à partir d'aujourd'hui mardi 17 mars et que les déplacements strictement nécessaires seront seuls autorisés, sous peine de sanction, «au moins lors des 15 prochains jours».

Il faut dire que partout la situation devient inquiétante : pour notre seule région, 284 cas de virus et 23 personnes en réanimation. Et si nous avons la chance de connaitre trois guerisons, nous déplorons également trois morts. Même notre petite Lozère n'est plus épargnée, avec se strois premiers cas avérés, qui risquent malheureusement si l'on en croit les spécialistes de ne pas rester des cas isolés. C'est pourquoi le chef de l'Etat a annoncé ses mesures fortes comme autant de barrières au virus ennemi, mais aussi comme un electrochoc pour la population. 

« nous sommes en guerre », a-t-il repété comme un mantra pour galvaniser l'envie de vaincre la maladie à un moment décisif de son offensive.

Limitation des déplacements, télétravail généralisé lorsque c'est possible, livraisons de nouveaux masques, recours à l'armée et loi exceptionnelle digne d'un état d'urgence, c'est ce qu'a dessiné Emmanuel Macron, fort de l'obédience de ses deux predecesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande à la veille de la bataille. «Cet effort que je vous demande, il est inédit, mais les circonstances l'obligent. Nous sommes en guerre sanitaire», a répèté Emmanuel Macron.

Certes, il nous faudra boire la coupe d'amertume jusqu'à la lie, ravaler nos franchouillardes fanfaronnades, rogner nos libertés, fouler au pieds nos scrupules de travailleurs, froler le precipice économique et plonger pour une longue apnée de patience… Mais le président le promet : «Le jour d'après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d'avant. Nous aurons appris et je saurai en tirer toutes les conséquences».

Ce qu'il faut retenir des nouvelles annonces

Confinement… Le mot qui fait peur n'a pas été prononcé. Pour autant, et pour 15 jour au moins, «Les regroupements extérieurs ne seront plus permis, retrouver ses amis ne sera plus possible : il s'agit de limiter les contacts au maximum au-delà du foyer»…

Des masques supplémentaires seront livrés dès ce mardi soir dans les pharmacies des 25 départements les plus touchés par l'épidémie, puis dans tout le territoire. Il a également promis des mesures de confort supplementaires pour les soignants et une valorisation de la recherche

Déplacements contrôlés : « seuls doivent demeurer les trajets nécessaires, pour faire ses courses, en respectant les distances, pour se soigner, pour aller travailler» et « Toute infraction à ces règles sera sanctionnée » ! Sans oublier la fermeture des frontières hors Europe.

La limitation aussi en matière de travail : « Toutes les entreprises doivent s'organiser pour faciliter le travail à distance. Et quand ça ne sera possible, elles devront adapter leur organisation. Et Emmanuel Macron a prévenu : «Toute infraction sera sanctionnée».

Des garanties à l'économie en retour de l'effort fourni : « report de charges fiscales et sociales à hauteur de 300 milliards d'euros » et pour les petites entreprises,  factures d'eau de gaz, électricité, payées, loyers suspendus. Un fonds de solidarité pour les artisans et commerçants et «afin que personne ne soit laissé sans ressources», le dispositif de chômage partiel sera «massivement élargi».

Pour apaiser le climat politique et aborder sereinement la lutte sanitaire : Toutes les réformes sont suspendues, y compris la réforme des retraites et la réforme de l'assurance chômage et il y a report du second tour des municipales.

Et comme dans toute guerre, recours à l'armée, pour «déplacer les déplacer les malades des régions les plus affectées et ainsi réduire la congestion des hôpitaux » et pour  déployer en Alsace, région la plus impactée, un « hôpital de campagne du service des armées ».

Enfin, le chef de l'Etat a demandé aux Français de « ne céder à aucune panique, ni au désordre » car «Toute notre énergie doit se concentrer sur un seul objectif : ralentir la progression du virus».

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