Ségolène Neuville dénonce l'important taux de chômage chez les personnes handicapées

Ségolène Neuville était à Mende samedi 10 octobre. La Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion a inauguré les nouveaux locaux de Cap emploi au 4 rue Gutenberg.

La Secrétaire d’État a livré des chiffres qui font froid dans le dos : « Le taux de chômage est de 22 % chez les personnes handicapées. C’est inacceptable ! Les raisons sont multiples. C’est par exemple récent qu’un enfant qui souffre d’un handicap ait accès à l’école. Or, on sait très bien que l’on n’a pas d’emploi si l’on n’a pas de formation. Le niveau de diplôme est aussi bien inférieur chez les personnes handicapées. Il faut qu’elles puissent aller à l’université ».

Pour Ségolène Neuville « l’exemplarité, c’est important. Les collectivités et toutes les entreprises de 20 salariés et plus ont obligation d’employer des travailleurs handicapés dans la proportion de 6% de l’effectif total de leurs salariés. Des mesures ont été annoncées en décembre dernier lors de la conférence nationale du handicap. Certaines sont symboliques : la Cour des comptes et le Conseil d’État ont dorénavant cette obligation des 6 %. D’autres sont plus structurelles ».

Parmi celles-ci, la Secrétaire d’État a avoué « travailler avec l’Agefiph sur de nouvelles prestations d’accompagnement. Jusqu’à présent, ces fonds (qui sont alimentés par l’argent que l’on paye quand l’on n’a pas les 6 % de travailleurs handicapés dans le public ou dans le privé) financent des adaptations aux postes le plus souvent pour des personnes en fauteuil roulant ou celles qui souffrent de cécité ou de surdité. Je souhaite élargir ces prestations à d’autres types de handicaps : psychique et mental. Ce n’est pas d’une aide technique dont ils ont besoin mais d’un accompagnement humain à la fois pour la personne mais aussi pour l’entreprise qui l’emploie. Il faut rassurer l’entreprise. Cela devrait aboutir dans les semaines qui viennent ».

À travers cette inauguration des nouveaux locaux de Cap emploi à Mende, Ségolène Neuville y a vu « un double symbole. La structure a grandi. Elle ne s’est pas fait “manger” par le Gard. C’est bien. Je ne vois pas une personne handicapée du nord de la Lozère aller à Nîmes ! C’est un travail de proximité. Ce n’est pas l’État qui crée des emplois, c’est un peu les collectivités et beaucoup les entreprises. Je ne vais pas vous expliquer aussi bien qu’Alain Bertrand ce qu’est l’hyper-ruralité mais cela implique un dynamisme. Votre Caisse commune de sécurité sociale en est un bel exemple ».

Commentaires (2)

  • Flore

    Ha ha ils étaient a deux doigts de la fermer la sécu a Mende !!!! C'est pas grâce a elle mais aux salaries qui se sont mobilises !! Ben si quand on va etre l'annexe de Toulouse on a avoir du souci à se faire pour nos services publics !!!!

  • jose

    Pas vrai, car avec Alain Bertrand et Depoisier, on la gardée.

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