Violente agression à Mende : menacé avec une arme, le policier est obligé de faire usage de son flash-ball

L’affaire s’est déroulée aux premières heures de ce mardi 8 janvier. Il était 3 h 20 et la patrouille de nuit de la Police nationale arrivait sur une intervention que l’on peut qualifier d’engagée. Quand un homme s’est volontairement avancé en brandissant de façon explicite un couteau…

Entre le Boulevard Lucien Arnault et la rue de Chanteronne, se déroule une scène d’une extrême violence, dont les rares témoins se souviendront probablement longtemps. La nuit est encore noire, mais pas assez pour draper totalement les rues de Mende au point de masquer d’un voile sombre l’affreuse bagarre. Ce sont deux frères qui en viennent aux mains. Dire qu’ils se déchirent confine à la litote. Car c’est littéralement le cas. L’un d’eux muni d’un couteau lacère littéralement son frangin qui a déjà reçu trois coups de couteau à l’arrivée des policiers.

Quand l’agresseur aperçoit la patrouille, il lâche sa victime et se dirige vivement sur les policiers en brandissant son couteau. La scène est explicite, la tension à son comble. Une dame qui était avec les deux frères belligérants étreint celui qui veut agresser les policiers dans l’espoir d’arrêter son geste. En vain, l’homme continue d’avancer, encore plus menaçant…

En face, la patrouille est là pour rétablir l’ordre et fait face à une attaque en règle. Tout se passe très vite. L’un des policiers sort son arme non létale, un flash-ball qui tire des balles de caoutchouc et fait feu sur son agresseur. Qui malheureusement, l’évite et expose ainsi la dame qui le ceinturait. Celle si a été blessé par le projectile au niveau de la figure. Elle a été secourue et hospitalisée au Centre hospitalier de Mende. Tout comme le frère lacéré de trois coups de couteau. La jeune femme est âgée de 25 ans, le second blessé, le frère de 31 ans.

Quant à l’agresseur, il a été placé en garde à vue et entendu ce matin.

Le procureur de la République, Xavier Sicot, vient de nous confirmer les faits. Ouverture d’information, enquête… La justice va d’abord s’attacher à au cas de l’agresseur. Le reste de l’enquête suivra de façon incidente. Comme l’exige la loi en la matière, le procureur a saisi l’IGPN puis qu’il y a eu usage de l’arme par un policier. Précisons qu’il s’agit d’une procédure tout à fait normale et qui encadre une action bien spécifique. Précisons aussi en citant strictement les mots du procureur : « aucun élément ne permet aujourd’hui de mettre en cause l’action professionnelle des policiers qui sont intervenus ».

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