Manifestation agricole : une bataille gagnée mais le combat continue...

Les éleveurs ont obtenu une petite victoire avec la venue du préfet coordonnateur du plan loup demain à 14h mais rien n'est joué...

Impossible de ne pas avoir été au courant qu'une manifestation se tenait aujourd'hui à Mende.

Plus de 1000 brebis dans la ville de Mende et un blocage de la circulation d'environ une heure : "Tout ça pour un rendez-vous" se désole Olivier Maurin, co-président de la FNDP. "On a réalisé quelque chose de très important tous à l'unisson. Demain on rencontrera le préfet coordonnateur comme ça a déjà été le cas il y a six mois et ça n'avait rien donné alors il faut maintenir la pression " a-t-il ensuite indiqué aux éleveurs et membres des différents syndicats agricoles. Ainsi le troupeau est en train de remonter sur les hauteurs de Mende mais pourrait en redescendre " si on parle à un homme sourd ". Tous les agriculteurs étaient unanimes pour dire : "c'est très dommageable d'avoir dû mettre cette pression pour obtenir ça mais le combat en vaut la peine. C'est l'avenir de l'élevage, de l'agropastoralisme et de nos territoires dont il s'agit ".

Pour rappel voici le communiqué de la Fédération Nationale de Défense du Pastoralisme envoyé hier avant le mouvement :

Les syndicats Jeunes Agriculteurs, FDSEA, Coordination Rurale et la Fédération Nationale de Défense du Pastoralisme constatent la négligence et le désengagement des services de l’État sur le dossier loup. Sans surprise, le nouveau Plan Loup est déjà un échec avec des conséquences dramatiques ! En effet, nous apprenions récemment l’existence sur le territoire lozérien de deux loups de lignée Balte… échappés du parc de Sainte-Lucie ? Une annonce faite 16 mois après la découverte de leurs traces. Il est intolérable que les services de l’État soient restés dans le silence aussi longtemps et que les agriculteurs qui sont les premiers impactés n’en n’aient été informés. A noter qu’en parallèle les attaques de troupeaux tant sur les ovins que sur les bovins se multiplient sur tout le territoire.
Face à ce scandale, JA, FDSEA, CR et FNDP réclament dans les plus brefs délais des mesures claires, précises et efficaces.
Tout d’abord, suite aux pressions et suspicions émises par la profession, des prélèvements ADN sont réalisés au parc scientifique de Sainte-Lucie. Nous exigeons que deux prélèvements identiques pour les 596 loups (détenus captivité en France), faits en présence de témoins, soient analysés par deux laboratoires différents.
Nous réclamons également, une totale transparence des registres d’entrées et sorties des animaux du parc. Par ailleurs, depuis des années, aucune expérimentation n’est menée dans le parc scientifique. Pourquoi le laisser en activité ? JA-FDSEA-CR 48 et FNDP demandent la fermeture définitive de ce dernier.
Nous exigeons le retrait des loups d’origine balte et hybride du territoire français.
En outre, nous demandons l’abandon des charges contre l’éleveur inculpé.
Au-delà de ces annonces récentes, JA-FDSEA-CR 48-FNDP maintiennent les positions nationales de la profession agricole : objectif zéro attaque sur les troupeaux comme l’avait annoncé M.Travert, tirs de défenses renforcés dès la première attaque y compris en zone de parc national, étoffer la présence de la brigade anti-loup, permettre aux tireurs habilités l’utilisation d’armes équipées de lunettes thermiques… Nous demandons aussi la venue immédiate du Préfet Bouillon, qui est aussi préfet Coordonnateur du Plan Loup.
Jeunes Agriculteurs, FDSEA, CR de Lozère et FNDP maintiennent leur mobilisation pour que l’élevage sorte vainqueur de ce combat pour l’avenir de notre élevage extensif. Comme annoncé le jour de la transhumance au Mont Lozère les éleveurs descendent le troupeau à Mende, pour mettre les brebis à l’abri des attaques de loups, puisque l’Etat est incapable d’assurer la sécurité des élevages en plein air.

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