Le pharmacien Saint-Germain-du-teil mis en examen pour escroquerie aggravée

Le pharmacien de Saint-Germain-du-Teil vient d’être présenté devant le juge d’instruction. Le procureur de la République confirme l’ouverture d’une information judiciaire pour escroquerie aggravée. On évoque plusieurs centaines de milliers d'euros de préjudice à l'encontre de la Sécurité sociale

Une information judiciaire vient d’être ouverte à l’encontre du pharmacien de Saint-Germain-du-Teil qui a été ce mercredi 20 décembre présenté au juge d’instruction pour escroquerie aggravée, faux, usage de faux, utilisation d’un préposé en pharmacie, opérateur non titré. L’homme vient d’être mis en examen, placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer et interdiction de résider en Lozère, a-t-on appris auprès du procureur de la République, Xavier Sicot.

Tout avait commencé il y a environ quatre mois par une plainte de la Sécurité sociale signalant des malversations à l’encontre de la Sécurité sociale et à la MSA.

Une cellule spéciale a été immédiatement créée pour mener l’enquête, sur réquisition du procureur de la République, composée de dix gendarmes de la brigade de recherche et de la compagnie de Mende. Trois militaires du GIR de Montpellier, spécialisés dans les affaires patrimoniales et de la cellule des avoirs criminels, également de Montpelier, ont complété l’équipe.

C’est hier que les gendarmes ont procédé aux perquisitions en présence de la présidente de l’Ordre des pharmaciens, et ont auditionné le prévenu. Ils ont également procédé à la saisie judiciaire des quatre voitures du pharmacien, de ses biens mobiliers et immobiliers, de ses comptes bancaires, de sa maison et des murs de la pharmacie. Du préjudice estimé des victimes on avoisinerait les 800 000 €.

L’officine de Saint-Germain-du-Teil est donc aujourd’hui fermée, mais le procureur de la République avait tout anticipé, avec l’ARS, pour qu’il n’y ait pas de rupture de service, dans l’hypothèse d’une mise en examen, ce qui fut le cas.


La pharmacie de Saint-Germain-du-Teil fournissant notamment des Epadh, les ordonnances des établissements médicaux ont donc été transférées aux autres pharmacies les plus proches dans le secteur. Les autres habitants du secteurs restent libres de se rendre dans n'importe quelle officine à proximité.

Philippe Laune, président du syndicat des pharmaciens de Lozère (affilié FSPF) nous a déclarés : « nous n'avons pas à intervenir dans une enquête en cours, ni dans le travail de la justice. Notre rôle est bien de défendre nos confrères. Mais s'il s'avère que le confrère a réellement et volontairement trompé la Sécurité sociale, le syndicat ne le cautionnera évidemment pas. Ce type de comportement porte gravement préjudice à toute la profession. cela va à l'encontre de ce à quoi l'on croit. De tout ce qui est fondamental pour la profession de pharmacien ».

Commentaires (6)

  • J3048

    Et les employés que vont ils devenir

  • tjmcg

    Après le kiné de Nasbinals, un autre qui tombe pour malversations. C'est bien

  • saint-germanaise

    C'est bien gentil tout cela mais... Combien d'employés ? Comment vont-ils être payés ? Quand vont-ils pouvoir s'inscrire aux Assedic ? Quant aux Saint-Germainais, quand auront-ils à nouveau une pharmacie ? Et pourquoi interdiction de résider en Lozère ?

  • Avocat

    A toutes fins utiles je souligne que mon client est seulement mis en examen pour des faits qu’il ne reconnaît pas avoir commis et à propos desquels il apportera la preuve de son innocence. Si certains croient désormais avoir le droit de jeter en pâture, à travers les médias, l’honneur d’un homme faisant fie des fondamentaux qui assurent le bon fonctionnement de la démocratie, il est du devoir de l’avocat de rappeler l’article préliminaire du Code de procédure pénale qui dispose : « Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi ». Il en est de même pour l’article 6 de la convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950 qui dispose : « Toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie ». Dans ces décisions du 10 février 1995 et 7 août 1996, la Cour rappelle sans ambiguïté les pouvoirs publics à ce principe en condamnant la France pour violation de l'article 6. Les médias ne sont pas exemptés de responsabilité en diffusant une information de cette nature sans rappeler dans le même article le principe de la présomption d’innocence. Cette présomption d’innocence, alors même que des mesures conservatoires sont prises dont les conséquences néfastes ne pourront pratiquement jamais être intégralement réparées, doit inlassablement être rappelée au plus grand nombre plus enclin à se ruer sur celui qui tombe sur une suspicion après une vie de labeur que sur les puissants qui en ont tiré profit dans l’ombre… Maître Joël YOYOTTE-LANDRY Avocat

  • employes

    maitre que vont devenir les employes ? les salaires? je suis un des employes aucun organisme ne parvient a nous repondre que faire

  • tc&tn

    Maître avez-vous demandé une évaluation psychiatrique de votre client. Tous ceux qui le connaisse savent qu'il a de gros troubles du comportement et de la personnalité

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