Stupéfiante et déplacée la manif pour la dépénalisation du cannabis a avorté

Ils étaient une petite vingtaine. Ils s'étaient installés sur les marches du palais de justice à Mende afin de manifester pour la dépénalisation du cannabis. Ils avaient choisi un très mauvais endroit au très mauvais moment : les magistrats jugeaient une affaire d'homicide involontaire dans laquelle ce produit stupéfiant était évoqué…

Ce jeudi 2 octobre une vingtaine de néocévenols occupaient les marches du palais de justice de Mende pour soutenir des amis comparaissant pour usage et détention de produits stupéfiants.

Équipés de table de présentation, flyers, banderoles, affiches… Ces néoruraux manifestaient pour la dépénalisation du cannabis.

Leur slogan « Halte à l'hypocrisie du droit français » visait également l'inscription des consommateurs de stupéfiants au fichier des empreintes génétiques qu'ils considèrent comme « une double peine ».

En même temps, la Chambre correctionnelle jugeait l'auteur présumé de l'homicide involontaire de deux jeunes adultes, décédés des suites d'un accident de voiture. Le conducteur présentait des traces de cannabis lors des faits.

Avisés du côté décalé de leur action, le groupe a pourtant refusé de quitter les marches du Palais de justice.

Il a fallu une intervention musclée de la Police nationale qui s'est confrontée à une brève résistance, pour les expulser.

Récit en vidéo…

Commentaires (3)

  • Alex Ma

    "Des traces de cannabis"... Sachant que cette présence de cannabinoïdes pourra être détectée quelques semaines après la consommation, alors que l'effet ne va pas durer plus de quelques heures, d'évoquer la détection de traces de cannabis comme étant un facteur de dangerosité et d'accidents est injustement discriminatoire. L'amende ou les retraits de points consécutifs ne sont pas fondés scientifiquement par rapport à la sécurité routière. C'est à l'évidence une double-peine contre les utilisateurs de cannabis (en plus des poursuites liées à la loi sur les stupéfiants), discriminant un peu plus une partie de la population. Les tests indiquent seulement si vous êtes un consommateur de cannabis (occasionnel ou habituel) ou pas. Pas si vous êtes "sous influence". L'alcool qui est mesuré par l'éthylomètre ou dans le sang est toujours actif et nuit à la conduite, d'où la limite légale de 0.8%. Mais les traces décelées des cannabinoïdes sont presque toujours inactives et en concentrations très faibles, sans incidence aucune sur la conduite. Les normes de tolérance seraient à revoir, pour plus de justice, si ce mot a encore du sens, car il est faux de mélanger sécurité routière et prohibition du cannabis.

  • mana

    Preuve supplémentaire qu'on ne vit décidément pas en démocratie! Les pleins pouvoirs aux lobbys pharmaceutiques, aux sociétés pétrochimiques, aux OGM,à l'élevage industriel, aux centrales nucléaires! La connerie va toujours bon train au 21ème siècle!

  • touriste

    Et pendant ce temps les Américains dépénalisent !! Bah dans 20 ans on y viendra aussi ...

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