Le Cercle veut mettre un point final à la présence du loup en Lozère

"Nous devrions plutôt consacrer nos énergies à construire", expliquent les représentants de l'association le Cercle, qui vient de déposer un recours au Conseil d'État contre le plan loup. Selon eux, il est plus que temps de solder le problème et de passer à autre chose. Explication :

Depuis son fief historique du Causse Méjean, le Cercle entend prendre la défense des agriculteurs, de tous les agriculteurs. Cette association a-syndicale et a-politique, souhaite fédérer la lutte contre la présence du loup dans les milieux où il nuit à la biodiversité.

Plusieurs éléments ont conduit le Cercle à entamer la médiatique procédure de demander l'annulation du plan loup au Conseil d'État :

- Les agriculteurs de Lozère sont les premiers acteurs de la biodiversité. En maintenant les milieux ouverts, ils contribuent au maintien de multiples espèces. Ils ont même accompagné la réintroduction de nombreux animaux, dont les vautours.

- Le loup n’est plus en voie d'extinction. C'est désormais une espèce en voie d'expansion trop rapide. Et la Lozère n'est pas en mesure d'acheter la bonne conscience de toute une société.

- La Lozère a été reconnue Patrimoine mondial de l'humanité. On ne peut donc pas tolérer qu'une espèce y porte atteinte à la biodiversité.

- La Lozère a été classée pour l'agropastoralisme. L'incompatibilité avec le loup a été reconnue et la lutte a été engagée dans un cadre légal. Il ne s'agit pas de détruire une espèce, simplement d'empêcher son implantation dans une zone ou elle est néfaste.

- Le plan loup est inefficace pour mener cette lutte à bien : on ne peut pas prétendre réguler une espèce dans un département où il existe de trop nombreuses zones d'exclusion : Parcs naturels, zone Natura 2000…

-  Selon le Cercle, il est donc grand temps de changer le cadre légal, et de le remplacer par un système de régulation efficace. Il est urgent que les agriculteurs puissent devenir les acteurs responsables du développement du territoire.


- Et par-dessus tout pour le Cercle, qui fédère bien plus que le monde agricole et dépasse largement le cadre de la Lozère, le loup est un combat d'arrière-garde. Ses membres souhaitent que le dossier soit traité rapidement pour pouvoir passer à autre chose : "il est grand temps de construire. De consacrer nos énergies à des thèmes positifs. D'accompagner la vie ici en nous consacrant aux projets de développement économique et social".

Explication en vidéo…

Commentaires (4)

  • Laurent.Lieser

    Ces gens qui ne voient guère plus loin que leur propre intérêt économique et qui utilisent de pseudo arguments écologiques pour se donner bonne conscience et convaincre les moins informés des lecteurs. Le loup porte atteinte à la biodiversité? Faut oser l'affirmer tout de même. C'est au contraire depuis que les loups ont disparus que les équilibres se sont rompus puisque ce prédateur en bout de chaine alimentaire empêchaient les sangliers, les chevreuils etc de proliférer. Depuis qu'ils ne sont plus, le gibier en excés dévorent jeunes plants, arbustes et autres de développer, les milieux de se régénérer. Avec le retour du loup, se sera le retour d'un équilibre naturel allant des mammifères aux orchidées... Si nous écoutons ces gens qui défendent uniquement leurs propres intérêtes, c'est tout une nature que l'on laissera bancale. Les chasseurs ont en moyenne 60/70 ans. Que se passera t- il dans 20 ans quand ils auront disparus et que les loups auront été empêchés de prendre le relais? Bref, ce sujet est complexe et cela m'énerve de voir des gens remettre en cause des dizaines d'années d'effort visant à permettre le retour chez lui du loup juste piur sauver des bestioles qui de toutes manières finiront à l'abattoir...

  • G..Tardif

    @ Laurent L. Votre beau raisonnement serait parfait, si le loup se comportait effectivement comme vous dites. Sauf que le loup, aujourd'hui en Lozère, ce n'est ni les sangliers, ni les chevreuils sauvages qu'ils mange, mais les moutons d'élevage! Ces mêmes moutons qui permettent à la flore et à la faune exceptionnelle des Causses de se maintenir face à l'avancée de la forêt. Contrairement à ce que vous dites, le retour du loup en Lozère est autant un problème écologique qu'un problème économique.

  • bromadiolone

    Sainte-énimie : pour toute signature de la pétition contre le loup, contre le chamois, contre la pluie et le vent, le tourne-en-rond 48 et ses sympathisants agricultants vous offrent les vœux du maire plus un an d'abonnement à glyphosate mag, ou : comment mieux tuer le vivant pour un meilleur rendement. A bon entendeur...

  • gaffet

    pauvres ???? agriculteurs/éleveurs Lozériens classés "zone montagne" pour aider à se forger une opinion consulter le montant des versements de la PAC aux agriculteurs Lozériens vous connaissez une Gaec ? un village ? un éleveur ? allez voir https://www3.telepac.agriculture.gouv.fr/telepac/tbp/feader/afficherResultats.action

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